Vous vous demandez pourquoi votre grand-mère achète toujours des aliments pour chats alors que poupette est morte depuis bientôt dix ans ? Ce n’est pas par nostalgie mais par nécessité. Enquête sur cette tendance ghetto.
Dans les caisses rapides de nos supermarchés se trouve toujours une petite vieille chétive, les bras chargés de boites d’aliments pour chats. On tente de l’ignorer mais on finit toujours par la laisser passer. Simple politesse ? Pas tout à fait, elle sent la litière. On l’imagine alors zoophile mais il n’en n’est rien. Ces séniles de l’alimentaire, font leurs courses pour la semaine, voir pour le mois. Qu’on se le dise la nourriture pour chats fait des ravages gustatifs chez les septuagénaires. Mais plus seulement.
Les premières victimes : les plus de 70 ans
Les vieux seraient les premiers consommateurs de nourriture pour chats avant même les félins ! Plus fragiles économiquement et moins exigeants “culinairement”, ils se ruent, préférentiellement sur les sachets fraîcheurs, plus simple à digérer.
Et oui, ce n’est pas parce qu’elle est vieille que mamie pue, fait caca mou ou pique. Non, elle développe simplement les mêmes symptômes que son chat et à chaque aliment, ses conséquences.
Si les croquettes plus riches en levure, en taurine et pro-vitamine A, favorisent la pousse des poils soyeux, les sachets fraicheurs influencent les systèmes nerveux et rénaux. Dans ce cas, mamie développe ce que les médecins appellent les rictus du félin comme le body-lappage qui progressivement va se substituer au lavage usuel.
Ainsi, à force de bouffer du Whiskas, mamie pense comme Félix et agît comme César.
Des premiers témoignages accablants
Un vétérinaire témoigne : “Une cliente est venue une fois me demander de lui tatouer l’oreille… J’ai reçu aussi des plaintes pour une vieille dame urinant sur les paillassons de ses voisins. On a dû la châtier“.
Le problème semble aujourd’hui dépasser les autorités locales. Ainsi, la SPA de Rheumon-les-Causses auraient retrouvé, dans ses locaux, Raymond, le doyen du village, copulant avec plusieurs chattes. “On ne sait pas quoi faire, s’alarme le maire, Raymond ronronne depuis plusieurs jours dans un hôpital spécialisé. ” Sa femme aurait été retrouvée, nue, dans le jardin, un rat mort dans la gueule. Chez eux des centaines de conserves vides Sheba, Friskies et Royal Canin traînaient à même le sol.
La science donne sa langue au chat
Il nous ait tous arrivé de goutter, voir d’aimer goûter une croquette. Mais quand s’inquiéter ?
“Si vous composez au moins un des 3 repas quotidiens d’un aliment pour chat, alors dans ce cas, on peut parler de croquettophilie.” Face à ce fléau, la science tâtonne. “Ce que nous savons, c’est qu’il ne faut surtout pas brusquement modifier leur régime alimentaire” nous prévient le Docteur Wilkatsen.
Dans son laboratoire, les croquettophiles ont remplacé les rats. “Ces évolutions physiologiques peuvent avoir un impact sociétal très bénéfique pour les vieux” s’émerveille t’il en lançant une petite pelote de laine à Ginette, rebaptisée Fripette par les laborantins. “Elle s’est nourrie exclusivement de croquettes pour chats Persans. Son poil grisonnant est doux et elle est très chaleureuse, nous lui cherchons une famille d’adoption.”
A l’écouter, nos croquettophiles seraient les Tamagoshis du XXI ieme siècle. “Si tous les vieux étaient mis sous ce régime, on allègerait grandement le trou de la SECU” predit un confrère. Aujourd’hui aucun remède n’existe.
Ont se fait une tartine de Friskies ?
Avec des recettes très économiques, les fabricants de nourriture pour chats souhaitent attirer de nouveaux chalands, humains cette fois. Ils prévoient même, sur cette nouvelle niche, un fort potentiel de développement. “Nous allons sortir à l’été prochain des kits nourriture Bouffe comme ta chatte, une gamme complète de boites à partager avec son félin“. L’entreprise a refusé de communiquer les composants de ses aliments. “Ce qu’aiment nos clients c’est le concept croquettes et boites, pas ce qu’il y a dedans“. Se justifie l’équipe marketing.
Aujourd’hui force est de constater que les ventes explosent, une croissance qui suit celle du chômage. “C’est comme un Mc Do avec beaucoup de légumes” nous dit Paul, un nouvel adepte. “Ce qu’il faut c’est servir chaud et vite sortir les poubelles“. Paul n’y voit que des avantages : “J’économise beaucoup d’argent côté nourriture et puis mes relations avec ma femme ont changé” remarque t’il sourire aux lèvres avant de déguerpir à la vue d’un chien.
Hier les vieux, aujourd’hui les jeunes, une étude récente montre même que 20% des mères sèvreraient leurs enfants aux Whiskis et Friskies. “Ils sont habitués et en redemandent”avoue une puéricultrice.
Et vous, une tranche de Friskies, ça vous tente ?
Auteur : Florent Lemarchand
Tags:Adoption, Animaux, Chat, Florent Lemarchand, Société, Vieux

heu …..
je prends note pour dans 40 ans !!
tres tres drole, mon cher ami